ECOSEN DJaM : Peux-tu te présenter ? Yadwane Ngom : Je m’appelle Yadewane Ngom et je suis né le 4 août 1952. E. D. : Depuis quand fais-tu parti du GIE ? Y. N. : Avec le commissaire aux comptes, nous faisons parti du NQEL JAB depuis 2002. E. D. : Quel est ton rôle ? A-t-il toujours été le même ? Y. N. : Je suis Trésorier Général depuis 2002 : j’ai été nommé car j’avais déjà eu des expériences de trésorier par le passé. E. D. : En quoi consiste-t-il ? Y. N. : Je suis responsable de la gestion de l’argent et des relations avec la banque. E. D. : Comment sont gérés les comptes du GIE ? Y. N. : Nous faisons des réunions groupe par groupe pour savoir comment prêter l’argent. Le groupe décide à quels membres doit être prêté l’argent. Certains groupes commencent à pouvoir faire leurs emprunts eux-mêmes car ils ont atteint un certain montant d’épargne. Il y en a 5 exactement: E. D. : Quelles sont les principales difficultés que tu rencontres au quotidien ? Les déplacements sont très difficiles car certains groupes sont à 2 ou 4 kilomètres et quand je leur rends visite, je dois y passer la nuit. E. D. : Quelles sont les principaux changements que tu as pu remarquer depuis la création du GIE ? Y. N. : Il y a eu beaucoup de changements. La collaboration de Julien nous a beaucoup soutenus : sans lui, le groupe ne pourrait pas avoir ce niveau. Il a apporté des classeurs qui sont des outils de gestion pour chaque groupe : ils nous permettent de voir chaque mois où le groupe en est et également d’avoir une transparence sur nos activités. E. D. : Trouves-tu cette évolution positive ? Y. N. : Le GIE NQEL JAB a pris une bonne orientation. E. D. : Que penses-tu d’ECOSEN et de son partenariat avec le GIE NQEL JAB ? Trouves-tu que la venue de voyageurs au village est favorable pour le développement du village ? Y. N. : Depuis que nous avons commencé à travailler avec ECOSEN, l’organisation de nos groupes s’est améliorée. E. D. : Que souhaites-tu pour le futur du GIE NQEL JAB et d’ECOSEN? Nous souhaitons travailler main dans la main et aller le plus loin possible. ECOSEN est notre partenaire privilégié et nous souhaitons que cela dure. Nous ne cherchons pas d’autres partenaires, celui-ci marche très bien. Propos Recueillis par Natacha Bordier.
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ECOSEN DJaM : Peux-tu te présenter ? Khangel Ngom : Je m’appelle Khangel Ngom. E. D. : De quel groupe fais-tu parti ? Depuis quand fais-tu parti du GIE ? K. N. : Je fais parti du groupe Mbin Niar. J’ai rejoint le GIE NQEL JAB en 2000. Avant, je faisais des travaux saisonniers à Mbour et à Dakar (laver le linge, aide-ménagère…), comme le font les jeunes aujourd’hui. E. D. : Peux-tu me décrire tes activités dans ton groupe ? K. N. : Au début, j’ai acheté des arachides, des haricots, du mil et quelques fois du petit bétail pour faire du commerce. Aujourd’hui, je m’occupe d’un poulailler et je fais du petit commerce à côté. E. D. : Quel est ton rôle au sein de ton groupe ? En quoi consiste-t-il ? K. N. : Depuis mars 2008, je m’occupe de gérer un poulailler qui a démarré en octobre. (n.b : il y a 3 poulaillers). La gestion du poulailler est un travail bénévole. Nous gérons le poulailler et la vente en collaboration avec Yadwane. L’objectif est d’être autonome quand nous maîtriserons la gestion. E. D. : Depuis que vous avez commencé le poulailler, l’activité a-t-elle augmenté ? Avez-vous plus de volailles ? K. N. : Depuis que nous avons commencé, l’activité a augmenté : en octobre 2008, nous avions 78 poulets et aujourd’hui, nous en avons 100. E. D. : Comment assurez-vous la vente de votre production ? K. N. : De temps en temps, nous les vendons au marché, d’autres fois, ce sont des gens qui viennent au village qui achètent. Nous avons actuellement eu un début de partenariat avec la mission catholique Marie Médiatrice qui nous a acheté notre dernière production. E. D. : Quelles sont les principales difficultés que tu rencontres au quotidien ? K. N. : La vente des poulets n’est pas toujours facile car nous n’avons pas d’acheteur fixe. E. D. : Qu’est ce que cette activité t’apporte ? K. N. : Avant le poulailler, il y avait ECOSEN et le microcrédit pour faire du petit commerce. E. D. : Quelles sont les principaux changements que tu as pu remarquer depuis la création du GIE ? K. N. : Ca a changé : la pauvreté a diminué. Le microcrédit permet d’avoir de l’argent sans aller faire les travaux saisonniers en ville. E. D. : Que penses-tu d’ECOSEN et de son partenariat avec le GIE NQEL JAB ? K. N. : J’en pense du bien et de la paix : j’espère que ce partenariat ira de l’avant. E. D. : Trouves-tu que la venue de voyageurs au village est favorable au développement du village ? E. D. : Que pouvez-vous souhaiter pour l’avenir de nos organisations ? K. N. : Je demande et souhaite la santé, la paix et une longue vie, que la richesse et la chance augmentent pour nos deux organisations. Propos Recueillis par Natacha Bordier.
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ECOSEN DJaM : Comment t’appelles-tu ? ![]() E. D. : Comment a été créé ton groupe ? Comment avez-vous pu commencer vos activités ? ![]() E. D. : Quel est ton rôle au sein de ton groupe ? En quoi consiste-t-il ? S. N. : J’ai été élue présidente de notre groupe en 2005. Mon rôle consiste de faire savoir et rappeler aux autres membres que l’argent c’est celui de la banque et que quand tu le prends, il faut savoir le rembourser. Je contrôle les autres et je les incite à participer activement au groupe en montrant les avantages. Je les appelle aussi pour le recouvrement (les remboursements) et essaie de leur montrer l’importance et les changements que le groupe apporte (surtout au niveau du recouvrement). E. D. : Quelles sont les principales difficultés que tu rencontres au quotidien ? S. N. : Le principal problème est l’eau : nous avons nos propres terres mais nous n’avons pas de canaux hydrauliques pour amener l’eau. Sinon, toutes les femmes ici pourraient faire du maraichage. Un autre problème que nous rencontrons est l‘éclairage : le pétrole et la bougie coûtent chers. L’éclairage avec le soleil serait une bonne chose pour nous. Un moulin à mil nous permettrait également de faciliter notre travail quotidien : le mil est un travail très difficile : chaque semaine, chaque carré de famille doit piler le mil et ce sont les femmes qui le font. Il faut le piler à 3 reprises pour avoir du bon mil et le faire en quantité suffisante pour la semaine. Une machine pourrait faire de 100 à 200 kilos de mile par semaine. ![]() E. D. : J’ai entendu que vous aviez gagné un prix, peux-tu me raconter quel prix et pourquoi ? S. N. : Nous avons gagné un prix au Crédit Mutuel de Ndiaganiao car la banque a vu que nous étions sérieuses. En récompense, nous avons été invitées et sommes parties assister à la fête des 20 ans du Crédit Mutuel à Dakar. Nous avons également pu faire un crédit grâce à une convention. Ce crédit autorisé grâce au prix pouvait être supérieur à celui que nous pouvons normalement faire avec notre capital. Nous avons signé cette convention qui nous a permis d’avoir un crédit d’1,5 millions de Francs CFA. E. D. : Qu’est que cela vous a apporté ? S. N. : Avec cet argent, nous avons décidé ensemble de faire du petit commerce et de l’embouche. Le petit commerce, l’embouche et le maraichage sont les activités qui fonctionnent le plus. E. D. : Quelles sont les principaux changements que tu as pu remarquer depuis la création du GIE ? S. N. : Cela a beaucoup changé, car, à part les travaux pendant la période d’hivernage, nous n’avions pas d’activités le restant de l’année. Ma vie est mieux maintenant, pour les autres aussi : nous avons plus d’activité, donc plus de revenu, donc plus à manger. A côté de nos activités de microcrédit et de poulailler, nous avons aussi le projet d’accueil des voyageurs ECOSEN. Nous avons aussi pu avoir des greniers à mil grâce à de l’argent envoyé par le groupe Teranga. Cet argent a ensuite été distribué pour que chaque groupe créé un endroit pour stocker le mil avec un gérant. Nous avons acheté du mil, puis attendu pour le revendre plus cher. ![]() E. D. : Que penses-tu d’ECOSEN et de son partenariat avec le GIE NQEL JAB ? S. N. : Je pense que ce partenariat est une bonne chose. Nous souhaitons que cela aille loin. Nous attendons une aide concrète dans nos difficultés quotidiennes (eau, mil, argent…), quelque chose de concret de la part d’ECOSEN. E. D. : Trouves-tu que la venue de voyageurs au village est favorable pour le développement du village ? S. N. : Nous sommes content de la visite des voyageurs et qui sont des gens qui s’intéressent à nous. Je crois que c’est un moyen de développement pour le village. Pour améliorer notre accueil, nous aurions besoin de matériel ménager (marmite, bol, chaise, bâche…), du matériel de musique et des chaises, car nous sommes obligés de louer cela pour chaque manifestation. (ex : une chaise = 100 F CFA) Nous ne considérons pas les voyageurs comme des touristes mais comme des gens de la famille. Nous voudrions habiller chaque femme qui vient ici correctement mais notre caisse ne nous le permet pas. E. D. : Que pouvez-vous souhaitez pour l’avenir de nos organisations ? S. N. : Je prie pour que Dieu préserve l’unité de nos deux organisations.
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A l‛occasion de la fête de la Tabaski, Samba Gnane, le président du GIE NQEL JAB a interviewé un membre du GIE... Ali Niane du Groupe de travail Keynaak - le groupe des jeunes bergers... Pour la petite dédicace, nous souhaitons à “Jeff‛ on the Mix”, le fidèle cheval d‘Ali, une bonne saison sèche... ![]() - Combien êtes vous à Keynaak ?
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L'Organisation villageoise sénégalaise Nqel Jab (lire “Ngel Djab”), que nous appelons encore Concertation des Jeunes Architectes du Bien aura 10 ans le 30 septembre 2009. Notre ennemi collectif au village est encore là : le mal sous les visages du chômage, de la précarité des activités économiques (agriculture et élevage traditionnels) dépendant d'une nature devenue imprévisible Mais quelque chose est en train de changer au village et positivement : les Architectes du Bien de Nqel Jab sont convaincus maintenant par les faits, que s'ils se regroupent, travaillent et épargnent collectivement au niveau des institutions financières de la Place malgré la modestie de leurs revenus individuels, ils pourraient bénéficier de prêts pour réaliser des projets économiquement rentables. Nous sommes aussi convaincus qu'ils nous faut s'inscrire dans de nouveaux types d'activités économiques moins conditionnées par la nature : à l'image du projet ECOSEN que nous avons contribué à lancer, grâce à celui-ci la culture traditionnelle et la créativité locale sont encouragés, et permet dans le même temps aux membres de Nqel Jab de bénéficier d'un apport de fonds régulier et utile à leurs ambitions. L'aviculture est une activité économique rentable à la portée de l'expertise de nos membres qui viennent de mettre leurs premiers poulets de chair sur le marché local avec une première expérience bien réussie grâce à des fonds venus d'Architectes du Bien vivant en Belgique. Avec les Architectes du Bien, c'est un nouveau monde qui commence... Un monde d'abondance, de justice,de liberté et de paix... A bientôt Samba Gnane Président du GIE NQEL JAB
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