ECOSEN, une aure façon de voyager...
     

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13.04.2010 17:48:27
Ecosen DJaM

Bonsoir Cher Pierre !

Je vous souhaite ainsi que tout le Personnel d'Ecosen-France et Sénégal mes Meilleurs Voeux de Bonne et Heureuse Année 2010. Qu'elle nous procure avant tout la Bonne Santé et la Paix dans l'Ame, ainsi qu’une meilleure réussite socio-professionnelle.

J'ai été très content après avoir consulté le Site Web, qui a été très bien conçu et ceci nous permet de mieux nous ouvrir aux désirs et aux attentes de nos très chers amis-voyageurs.

Nous leur souhaitons à eux aussi, que tous leurs voeux, désirs et souhaits se réalisent au courant de cette année 2010, et la bonne santé soit à l'ombre de leurs toits.

Cependant l'attente d'une activité n'est pas toujours aisée à vivre, mais cela nous permet de mieux préparer le terrain par rapport aux objectifs que nous nous sommes assermentés, et nous espèrons dans le temps et dans l'espace une meilleure organisation de nos structures.

Je vous envoie à travers ce Mail, la confirmation d’être toujours aux services de l'Organisation Ecosen, dont le profil socio-professionnel me convient parfaitement.

Je souhaiterai que la Clef dont dispose seule l'Organisation Ecosen continue à ouvrir toutes les portes du Bonheur, de la Découverte des réalités et traditions sénégalaises, sans autant oublier les us et coutumes de nos différentes ethnies, qui font du Sénégal, un pays bien structuré socialement, où seul l'un de vos multiples sourires, vous permettent de vivre partout où Ecosen vous amène, vivre tranquillement dans un Havre de Paix, que seul votre déplacement pourra vous édifier sur le sens du contact, du donner et du recevoir,qu'on peut résumer simplement à deux mots : SALUTATIONS ET SOURIRES.

Ainsi très cher Pierre, Merci d'Avance pour toute la Force et le Temps que vous prenez pour enfin nous mettre dans le Tempo, alors nous restons à votre DISPOSITION, tout en vous souhaitant encore une fois une très bonne santé ainsi qu’à tous vos collaborateurs.

Et bien des choses à mon très cher Julien le "Villageois" aux vertus thérapeuthiques. Voilà un Homme qui a la tête vraiment sur ses épaules, un vrai Homme de BASE.

Merci Fodé Ba !

Fodé Diop Ba
Guide Ecosen Sénégal


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30.01.2010 11:47:40
Extraits de Presse

Article publié dans lemonde.fr le 19 Janvier 2010

Marcher dans le sable du désert est une expérience rare. Après avoir progressé sous le soleil, vient le temps du bivouac, à la fraîche et sous les étoiles. Mais à quoi bon traverser des paysages de rêve si c'est pour y subir le bavardage de compagnons obsédés par leurs problèmes de chaudière ou la grippe du petit dernier ?

Pour éviter ces désagréments, un nombre croissant de touristes optent pour un circuit en famille, avec des amis, ou des personnes partageant les mêmes affinités. "Les voyages sur mesure constituent une part croissante de notre activité", témoigne Elisabeth Verret, fondatrice de l'association L'Ami du vent, qui propose des randonnées dans le Sahara.

La nature austère du désert a la vertu de souder les marcheurs face à l'adversité. C'est un lieu idéal pour réunir une famille divisée ou une équipe de cadres en quête de motivation. L'Ami du vent a emmené dans les paysages du Sud tunisien et du Hoggar algérien des consultants lassés de leur train-train quotidien, des aristocrates britanniques prêts à se désintoxiquer de la société de consommation ou une femme qui rêvait de fêter ses 85 printemps au milieu des dunes et parmi ses proches.

L'excursion sur mesure séduit aussi des cercles à la recherche d'une spiritualité plus ou moins convenue : une femme pasteur et ses fidèles, un professeur de gymnastique chinoise qi gong avec ses élèves ou des passionnés de réflexologie plantaire qui apprennent, à l'issue de leur marche du jour, à se masser mutuellement les pieds. Certains poussent l'amour du désert jusqu'à vouloir s'y marier ("option" prêtre incluse), tandis que d'autres, friands d'insolite, ont préféré s'unir "au bord du cratère d'un volcan en activité à Vanuatu", raconte Guy de Saint-Cyr, fondateur d'Aventure et volcans. Cette agence dispose d'une liste de 350 mordus prêts à s'embarquer pour le bout du monde dès qu'un cratère se réveille. "Nous les prévenons aussitôt puis montons trois groupes de douze personnes", indique M. de Saint-Cyr.

La fascination pour les lieux mythiques n'épargne pas les responsables politiques dont ce groupe de députés qui se retrouve chaque hiver dans les dunes du Sahara. "Ils se jurent de ne pas parler politique et ils y parviennent", observe Elisabeth Verret, l'organisatrice. Mais contrairement à une règle en vigueur chez les randonneurs, ils n'hésitent pas à emporter leur flasque de whisky. Sans doute pour supporter une toujours possible "traversée du désert".

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Olivier Razemon


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26.10.2009 06:23:30
Extraits de Presse

Article paru dans La Presse du 23 Septembre 2009

En août dernier, de retour chez moi après cinq semaines en Europe, j'étais à la fois bronzée, ruinée et exténuée. Cinq vols intérieurs et autant de pays visités, une centaine de photos m'immortalisant dans une douzaine de lieux et un vague souvenir de mon périple m'ont donné envie de... prendre des vacances de mes vacances.

Le récit de mes péripéties en Croatie, à Berlin, à Vienne et à Amsterdam avait beau susciter les «ah, chanceuse!» des copains qui avaient passé leur été à Montréal, moi, j'enviais ceux qui avaient glandé tout l'été. C'est ainsi qu'a surgi en moi une nouvelle résolution: à l'avenir, je voyagerai autrement, je voyagerai lentement!Il semblerait que je ne sois pas la seule à lorgner le slow travel, une tendance à opter pour le less is more quand on prend le large. L'émergence du tourisme solidaire, de l'écotourisme, des circuits de cyclotourisme ou de voyages pédestres sont autant de manifestations d'une nouvelle mentalité dans l'art de voyager. Même que cette année, récession oblige, une nouvelle tendance est née, le staycation, qui consiste à prendre des vacances... sans bouger de chez soi!

L'histoire d'Ed Gillespie et sa compagne Fiona King qui, en 2007-2008, ont entrepris un tour du monde en vitesse «petit V», est un exemple intéressant de slow travel.

Virage crucial

Grand voyageur, Gillespie était pourtant conscient de la nécessité de modérer ses transports afin de minimiser sa contribution aux changements climatiques. Ainsi, pendant 381 jours, Ed et Fiona ont fait le tour du monde sans prendre l'avion. Ils ont donné la priorité aux transports en commun, navigué dans l'océan et vu du pays en train, en cargo, à vélos ainsi qu'à dos de chameau et de cheval.

«Nous avons redécouvert les joies du voyage terrestre. L'objectif de notre tour du monde était de voyager comme on le faisait autrefois, en prenant le temps d'apprécier les paysages, les cultures, la cuisine de chaque endroit visité.»

Consultant en communication dans le domaine des changements climatiques, Ed Gillespie tient désormais un blogue sur le slow travel. Pour lui, l'approche «lente» est un virage crucial pour freiner la dégradation de la planète. Intelligent, quand on sait que le transport aérien génère 13% des émissions de gaz carbonique (C02).

Carl Honoré, l'auteur de L'éloge de la lenteur et du récent Under Pressure, est souvent invité à donner des conférences sur le slow travel.

Joint à son domicile de Londres, l'ex-journaliste d'origine canadienne estime que le concept s'inscrit en réaction au «rythme effréné qui a contaminé chaque aspect de nos vies».

«À l'image des autres domaines du mouvement (le slow food, le slow parenting, le slow design, etc.), le slow travel s'inscrit en réaction contre une culture où la quantité a préséance sur la qualité, indique Carl Honoré. Le slow travel met l'accent sur la joie, le plaisir et la magie du voyage, plutôt que de se concentrer sur la seule destination.»

Soulignons que Carl Honoré prône aussi la contemplation comme antidote à la consommation.

Voyager lentement, mais comment?

Pour se convertir au slow travel, il est recommandé de bouder l'avion et de redécouvrir la langueur des longs voyages en train de Montréal à New York ou des balades en vélo dans la campagne autrichienne. Carl Honoré recommande aussi de réduire sa liste de «sites à visiter» ou encore d'opter pour un mode d'hébergement qui permet une immersion dans le quotidien.

«L'échange de maisons ou la location d'un appartement peut être une expérience très riche. Par exemple, cela permet de découvrir un quartier de Paris, de rencontrer ses habitants au café du coin. C'est le genre d'expérience qui reste gravée dans nos souvenirs», estime Carl Honoré, qui dit se rappeler davantage de ses vacances depuis qu'il s'adonne au slow travel.

Honoré encourage les aspirants à abandonner leur dépendance aux appareils photo, téléphones portables, Facebook et autres Twitter. «Avant l'ère technologique, l'une des joies de voyager était de délaisser son quotidien et de découvrir un nouvel endroit. Mais si on passe son temps à texter ses amis, à télécharger ses photos ou à relater ses moindres faits et gestes sur Facebook, on ne décroche jamais. Si on est pour passer son temps en ligne, on pourrait tout aussi bien rester chez soi!»

Dans la foulée, Carl Honoré déplore que les voyages soient devenus aujourd'hui des attributs pour rehausser son statut social. «On se vante de son dernier voyage à Barcelone comme on parle de sa nouvelle robe Prada ou de sa veste Armani», souligne-t-il.

Certaines agences de voyages comme Virtuoso ont commencé à proposer des forfaits aux voyageurs intéressés par l'idée du slow travel. L'auteur de guides de voyage Alastair Sawday a lancé une série d'ouvrages axés sur l'option lente (par exemple Go Slow Italy, etc.). Carl Honoré organise quant à lui des week-ends de retraite slow en Italie. Le webzine Faster Times publie désormais une chronique slow travel. Et des blogues sont consacrés à ce mode de voyage.

«Comme l'a écrit Marcel Proust, voyager est moins la découverte de différents pays qu'une façon de changer notre regard sur les choses», philosophe Ed Gillespie.

À méditer, la prochaine fois qu'on sera tenté de surcharger nos vacances...


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22.10.2009 04:24:43
Extraits de Presse

Article paru dans Libération du 7 Août 2008

L'écotourisme, ça a commencé au début du XXe siècle avec les grands parcs nationaux américains. Depuis, la vague du développement durable est passée par là, et le verdissement contamine jusqu'à nos valises. Transporteurs et voyagistes rivalisent désormais d'étiquettes «durable», «nature» et «solidaire». Car ces notions entrent de plus en plus dans les critères de choix de touristes de plus en plus nombreux - il y a eu près de 900 millions de voyages dans le monde l'an dernier.

De quoi parle-t-on ?

Si le mot est à la mode, les Français n'ont encore qu'une vague idée de ce qu'est le tourisme responsable ou durable, écolo, solidaire ou éthique. L'éco-lodge en pays tropical, l'île écolo, l'écovolontariat en village africain, le trek andin. l'ensemble de ces voyages pourrait entrer dans la case durable. tout autant que le gîte ardéchois, la randonnée bretonne à vélo et le camping à la ferme. D'après un sondage TNS-Sofres réalisé en avril, 61 % des personnes interrogées ont le sentiment d'être mal informées à propos du tourisme responsable. Et ce n'est pas la tripotée de concepts et de définitions qui leur permettra d'y voir plus clair. «Il existe une confusion perpétuelle, personne n'est persuadé d'avoir compris tout le monde», confie Rachid Amirou, sociologue du tourisme qui se méfie des discours culpabilisateurs vis-à-vis des vacanciers.

D'ailleurs, tout le monde ne jette pas la pierre au tourisme de masse. Certains développements ont été plus heureux que d'autres. «Quand Cuba développe son tourisme, l'île préfère concentrer l'afflux de touristes en un seul endroit pour ne pas défigurer d'autres parties de l'île, explique un spécialiste. Dans d'autres régions, comme au Mali, la misère étant partout, autant répartir la manne touristique entre plusieurs villages, plusieurs familles.» Et l'opposition ne se résume pas à voyage en groupe organisé contre voyage individuel.

Bref, définir des critères simples de tourisme durable est loin d'être évident, selon qu'on est plus sensible au réchauffement, à la biodiversité, au respect des populations ou à l'économie locale. Françoise El Alaoui, consultante spécialisée en tourisme durable et équitable, auteure d'une thèse sur le sujet dès 1998 (1) tente une définition : «Quelle que soit son appellation, le tourisme que l'on qualifie d'équitable au sens large doit être respectueux de l'environnement et des populations locales, tout en assurant une rentabilité économique au tour-opérateur.»

Qui voyage durable ?

Pour rester sur le cas français, 72 % des voyageurs se disent prêts à partir dans ce cadre-là. Mais le marché est mal connu : «Le secrétariat d'Etat chargé du Tourisme ne collecte aucune donnée, pointe Françoise El Alaoui. Tout ce que l'on sait provient du sondage TNS-Sofres d'avril 2008, dans lequel 7 % des gens affirment avoir participé à un voyage responsable, contre 2 % en 2007. Mais qu'est-ce qu'un voyage responsable dans l'esprit des gens ? Il n'existe aucun label, mais beaucoup de brouhaha et peu de concret.» Deux associations de professionnels proposent une offre constituée : Agir pour un tourisme responsable (ATR) a rassemblé 150 000 voyageurs ces dernières années et l'Association pour un tourisme équitable et solidaire (Ates), environ 6 000. Au regard des 79 millions de touristes que l'Hexagone accueille chaque année et des quelque 30 millions de nos compatriotes qui partent en vacances (dont environ 8 millions à l'étranger), ce tourisme alternatif ferait plutôt office de nain.

Est-ce réservé à une élite ?

Dès qu'on aborde les questions écolo, l'argument du coût revient comme un épouvantail. Car le prix à payer peut être jusqu'à 30 % plus cher. «Le tourisme responsable est plus cher que le tourisme classique, surtout s'il met en oeuvre des savoir-faire importants, analyse Jean-Pierre Lamic, accompagnateur en montagne et président de l'Association des voyageurs et voyagistes éco-responsables, auteur d'un livre sur le sujet (2). Au Kenya, ça coûte plus cher de faire un campement, qui impacte moins sur l'environnement, que de loger dans un lodge : le campement inclut un garde, le guide, le cuisinier.»

Mais équitable ne veut pas forcément dire hors de prix ou au bout du monde : «Le touriste peut aussi se prendre en main : louer un gîte en Ardèche et y aller en train, c'est émettre très peu de CO2, respecter les populations locales et s'assurer que l'argent sera directement injecté dans l'économie du pays ! souligne Françoise El Alaoui. Le tourisme équitable, responsable ou solidaire n'est pas forcément un voyage exotique et lointain.»

Quel est l'avenir ?

«L'engouement des consommateurs est certain mais bien souvent, devant la réalité du marché, la faiblesse de l'offre et les prix ultracompétitifs pratiqués par les voyagistes normaux, il est difficile de passer à l'acte et d'acheter un voyage étiqueté solidaire, durable ou équitable», précise Françoise El Alaoui. La question du label est centrale pour le développement de ce tourisme. Car, aujourd'hui, tout le monde peut prétendre faire de l'écotourisme, avec pour seul critère que l'activité se déroule dans la nature. A l'inverse, certaines petites structures, en France comme à l'étranger, défendent des bonnes pratiques depuis des années sans avoir les moyens de s'en vanter. Des associations ont choisi de rédiger leur propre charte, certaines, comme ATR, faisant valider le respect de leurs critères par un organisme indépendant. Enfin, l'écolabel européen peut s'appliquer à un lieu d'hébergement touristique en certifiant qu'il «utilise l'énergie efficacement et respecte l'environnement naturel». Mais la «petite fleur» symbolisant ce label manque cruellement de notoriété.

En attendant une offre clairement étiquetée, la flambée pétrolière a déjà fait progresser la cause cet été : en France, la SNCF voit son trafic augmenter, alors que celui des autoroutes a baissé de 4 % en juillet.

(1) http://elalaoui.free.fr

(2) Tourisme durable : utopie ou réalité, L'Harmattan, http://blog.voyages-eco-responsables.org

Launay Guillaume/Noualhat Laure


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22.10.2009 04:01:47
Extraits de Presse

Article paru dans Le Monde du 13 Août 2009

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde il fait de l'écotourisme, du tourisme solidaire ou du tourisme durable. Ou presque. Mais le consommateur soucieux de l'environnement doit consulter un dictionnaire des sigles et appellations pour se repérer dans la guirlande de chartes, labels et autres certifications que les professionnels exposent sur leurs vitrines. Comme si chacun voulait être plus vert que vert.

Cette soudaine préoccupation vient d'un constat désormais démontré : le tourisme pollue. Il représente aujourd'hui 5 % des émissions mondiales de CO2 et sa part va croissante.

Pire, les régions qui reçoivent le plus de visiteurs sont les plus menacées à court terme par les changements climatiques provoqués principalement par les transports. En résumé, l'activité touristique scie la branche sur laquelle elle est assise. D'où la multiplication des initiatives visant à limiter les dégâts.

En France, par exemple, l'Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), a rédigé, en 2007, une "charte nationale en faveur du développement durable". Il était temps. La pratique du ski, si naturelle dans son imaginaire, a été gourmande de béton, d'eau, d'atteinte aux paysages. Longtemps les stations ont fait n'importe quoi, avec la bienveillance de l'Etat.

Or les prévisions météorologiques lèvent des inquiétudes : le réchauffement de la planète va réduire l'enneigement, l'or blanc peut très vite perdre de son éclat économique.

Cette charte en huit plans d'action sur dix ans, vise à "pérenniser les économies locales et à garantir un tourisme durable". Parmi les principales priorités : réduire la place de la voiture en favorisant une offre de transports en commun et "donner la priorité à la consommation d'eau potable" en stockant les eaux de ruissellement pour alimenter ces abominables canons à neige, pompeurs sans vergogne de nappes phréatiques.

Selon Guy Vaxelaire, secrétaire général de l'association, 35 communes sur les 105 adhérentes à l'ANMSM, ont "manifesté le désir de signer ce document" : " Cette charte est une première étape, insiste-t-il. Non pour communiquer mais pour sensibiliser, agir, chercher à corriger le passé".

Comme si ce secteur avait beaucoup à se faire pardonner, 22 stations (d'Europe et de Suisse) ont créé, en 2006, le label Alpine Pearls, qui poursuit grosso modo les mêmes objectifs ; et les domaines skiables de la Compagnie des Alpes s'engagent eux dans une certification qualité, sécurité, environnement (QSE)...

Cette volonté d'inverser les tendances destructrices du tourisme touche tous les secteurs de l'activité : Afag/Afnor vient ainsi de décerner à huit entreprises "l'écolabel européen" : parmi elles un camping dans les Landes, quatre hôtels de la chaîne Best Western et un Club Med, celui d'Opio dans le Var.

Un nouveau sigle vient d'apparaître : ATR (agir pour un tourisme responsable), toujours délivré par Afag/Afnor. Cette initiative revient à une dizaine de voyagistes français spécialisés dans les randonnées. En 2001, ils publiaient déjà une plaquette intitulée "Déserts propres", sorte de charte de bonne conduite à l'adresse de leurs clients, mais qui entendait aussi oeuvrer pour le respect des équipes d'accompagnement employées sur place.

De cette première réflexion est née la volonté de codifier leur démarche en faisant appel à Afag/Afnor. Trois voyagistes ont obtenu cette année la certification ATR : Allibert, Atalante et Chemina. Ils s'engagent notamment à informer et à sensibiliser leur clientèle et à former les équipes locales.

"En résumé rapide, dit Gérard Neveu d'Allibert, nettoyer le désert après notre passage et ne pas nous comporter comme des négriers." A terme, souligne Gérard Neveu, ces engagements augmenteront sensiblement le prix de la prestation : " Mais le client comprendra que ces actions ont un coût", prévient-il.

Ce surcoût, Voyageurs du monde (VdM) a voulu le mettre en place en 2007 : ses clients qui le souhaitaient pouvaient participer à une caisse dite "compensation carbone". L'argent récolté devait alors financer une association de protection de l'environnement. Bilan : "une catastrophe", selon le mot de Jean-François Rial, PDG de VdM.

Conséquence, à partir de septembre 2008, VdM va imposer une petite augmentation à chacun de ses clients, "aux alentours de 10 euros". "Pour les clients de VdM, cette somme est dérisoire. Mais elle nous permettra de mener des actions dans les domaines de la formation de nos réceptifs et de la protection de l'environnement."

Bruno Caussé


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22.10.2009 03:49:41
Extraits de Presse

Article paru dans Le Monde du 13 Mai 2009

Bebekan est, le 27 mai 2006, à 90 % détruit par le séisme qui secoue le centre de Java, île mère de l'archipel indonésien. Le village de 400 habitants, dissimulé sous les tecks et bambous géants, à l'écart de la route qui relie Yogyakarta à l'océan Indien, ne reçoit aucun secours, jusqu'à l'arrivée d'une poignée de bénévoles. Elizabeth D. Inandiak et Asep accompagneront Bebekan dans sa renaissance. Une récolte de fonds est lancée pour que chacune des 90 familles puisse reconstruire une maison antisismique. L'entraide, le gotong royong, fonctionne de manière collégiale, chacun estimant au plus juste ses besoins. Priorité est donnée aux arts populaires : musique, danse, théâtre s'organisent sous le nouveau pavillon (photo). Ce sanggar, centre communautaire, accueille aussi : jardin d'enfants, cours d'informatique et de langues, clinique ambulante, initiation aux traditions locales. Aujourd'hui, deux chambres d'hôtes sont joliment aménagées (15 euros par jour avec repas). Un tourisme solidaire exemplaire qui finance ces activités.

Florence Evin


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22.10.2009 03:31:13
Extraits de Presse

Article paru dans Le Monde du 21 Avril 2007

Zoom Pour y voir clair dans la multitude des propositions, chartes et engagements des professionnels

Quelle différence y a-t-il entre tourisme responsable, durable, solidaire ou éthique ? Tourisme humanitaire et tourisme solidaire relèvent-ils de démarches similaires ? Depuis le 16 mars, un label « Tourisme responsable » permet un peu de s'y retrouver.

L'apparition de cette manière de « voyager autrement », au même sens qu'acheter autrement » ou « consommer autrement », s'est en quelque sorte officialisée en 1995, lorsque l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) a organisé sa première conférence sur le tourisme durable.

Devant la demande pour ce type de séjours où sont privilégiés le contact avec les populations et le respect des ressources locales existe, l'offre des voyagistes laisse souvent perplexe. Comment s'y retrouver ? Existe-t-il des labels ? Où va l'argent ainsi dépensé ?

Une récente enquête confirme que cette notion de tourisme responsable reste finalement mal connue, comme le montre une enquête réalisée par l'institut de sondages TNS-Sofres du 9 au 13 mars, à la demande de Voyages-sncf.com et Routard.com.

Les résultats ne sont pas à l'avantage de ce type de tourisme. Ils sont assez comparables à ceux de l'enquête menée par l'Union nationale des associations de tourisme et de plein air (UNAT) sur le même sujet à la fin 2004.

A l'époque, 28,8 % des personnes interrogées avaient entendu parler de ce type de tourisme. Dans l'enquête TNS, cette catégorie tombe aujourd'hui à 27 % des sondés parmi lesquels 12 % seulement reconnaissent en avoir une bonne connaissance ! Enfin, toujours selon cette enquête, 2 % des personnes interrogées disent avoir « voyagé responsable ».

Pour Pascal Languillon, président et fondateur de l'Association française d'écotourisme (AFE) et auteur d'un petit guide intitulé Itinéraires responsables pour le compte de l'éditeur spécialisé Lonely Planet, il y a une notion très importante à retenir : « ll faut cesser de confondre tourisme solidaire et humanitaire. Le principe qui prévaut, c'est qu'il faut passer de bonnes vacances tout en sachant qu'une partie de l'argent qui sera dépense bénéficiera à certains projets des populations locales, ce qui est la définition d'un tourisme solidaire. »

Petit à petit, des labels dont les critères sont déterminés par la profession et agréés par l'Afnor, commencent à sortir. Le dernier en date est celui obtenu par Agir pour un tourisme responsable (ATR). Yves Godeau, fondateur et président de cette association et ancien PDG de Club Aventure s'en félicitè, mais il reconnaît que les démarches sont longues. « Tous les labels sont encadrés par le code de la consommation, explique-t-il. Ils doivent être élaborés en collaboration avec un organisme certificateur - du type Afaq/Afnor, Ecocert ou Flo - avant d'être examinés par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) avant d'être publiés au Journal officiel. »

L'Association du tourisme équitable et solidaire (ATES) est sur le point d'obtenir le sien. « Les pouvoirs publics ont un moment essayé de réunir l'ATR et ['ATES au sem d'un même label, maîs cela a échoué », déplore Yves Godeau, pour qui « un seul et même label pour toute une profession aurait eu une meilleure visibilité ».

En France, plusieurs associations se sont lancées dans l'organisation de ce type de voyages, avec des ambitions et des systèmes différents C'est par exemple le cas de l'Association du tourisme équitable et solidaire (ATES) ou d'Agir pour un tourisme responsable (ATR) qui regroupe une dizaine de voyagistes spécialisés dans le tourisme d'aventure et de marche a pied Voyages Développement Solidarité, elle, se charge d'assurer la liaison avec des ONG qui oeuvrent dans certains pays et assurent la prise en charge d'éventuels touristes.

L'Association française d'écotourisme (AFE), créée en 2005 afin de diffuser le concept d'écotourisme en France, se propose d'accompagner le développement de projets et la mise en place de stratégies de territoire liées au tourisme durable Une preuve que cette activité ne se situe pas toujours dans le cadre des relations Nord-Sud.

« Ces associations peuvent utilement donner des conseils aux futurs voyageurs, note M Languillon Car trouver ce type de voyages dans une agence classique est quasiment impossible A moins de se tourner vers un voyagiste spécialisé dans l'aventure ou le voyage à pied ».

Deux questions reviennent souvent à propos du tounsme durable La première concerne les tanfs • est-il plus cher de voyager solidaire ? La réponse de Pascal Languillon est nuancée « Si l'on compare le voyage solidaire à un produit de masse "tout compris" comme ce que proposent de grands voyagistes à Cancun au Mexique ouen Republique dominicaine, c'est plus cher, estime M Languillon En revanche, à destination et à catégorie d'hébergement égales, il n'y a pas de différence de prix entre les deux types de tourisme ».

Les adeptes de ce type de vacances insistent aussi sur le fait qu'elles ne sont pas réservées aux aventuriers adeptes d'un confort Spartiate. Il existe, en effet, des structures d'accueil haut de gamme qui peuvent même accueillir des familles avec enfants.

La seconde question porte sur l'utilisation de l'argent déboursé par le touriste solidaire « Il faut encourager les voyageurs à questionner leurs hôtes, pas forcément en leur parlant finances, mais les faire parler sur révolution des projets, par exemple », explique M Languillon.

Pour Marianne Didierjean, responsable du département Voyager autrement, une structure spécialisée dans le tourisme solidaire au sein de l'opérateur associatif Vacances bleues et qui a travaillé pendant huit ans dans des actions de développement, l'objectif est de promouvoir les pays du tiers-monde tout en faisant redécouvrir le sens du voyage et la notion perdue du lien d'échange « Le point de départ, c'est le tourisme, le développement n'intervient qu'après», explique Mme Didierjean.

Sur le plan local, Vacances bleues ne finance pas de projets spécifiques, maîs elle reverse l % du chiffre d'affaires de cette activité à des associations à Madagascar, au Pérou ou au Vietnam Les sommes versées sont faibles elles avoisment au total 10000 euros par an.

« Voyager autrement » revendique 500 clients par an à comparer aux 80000 qui voyagent avec Vacances bleues. Ces voyageurs, pour la plupart, sont enseignants, retraités, occupent une profession libérale et surtout ils cherchent à « ne plus voyager comme ils le faisaient avant ».

Conscients de l'impact positif que cela peut avoir pour leur image, les grands opérateurs n'ont pas voulu laisser le monopole du tourisme solidaire aux seules associations Ce qui laisse leurs responsables sceptiques Pascal Languillon salue la démarche des opérateurs, mais déplore qu'ils n'aient pas davantage de projets, compte tenu des moyens dont ils disposent par rapport aux petites structures « Ils peuvent ainsi se donner bonne conscience en finançant des micro projets », lance- t-il.

François Bostnavaron


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21.10.2009 00:00:00
Extraits de Presse

Article paru dans Libération du 7 Août 2009

Une ONG bretonne propose des séjours au plus près du mode de vie indigène.

De notre correspondant à Rennes. Imaginez un peu : trois éleveurs massaïs en tunique rouge, colliers colorés cliquetant sur la poitrine et lance traditionnelle à la main, esquissant un pas de danse au milieu des vaches sur une verte prairie du bocage breton, du côté de Planguenoual, dans les Côtes-d'Armor.

Ces trois ambassadeurs de la région de Siana, au sud-ouest du Kenya, n'ont pas quitté leur tenue traditionnelle durant tout leur séjour en France, notamment à Paris, où ils ont partagé l'antenne de RTL avec le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, et visité la cathédrale Notre-Dame. Ce séjour, fin juillet, n'avait qu'un but : promouvoir un projet d'écotourisme «responsable et durable» mis sur pied par Terra Natura, une petite ONG bretonne, en étroite collaboration avec les premiers intéressés. «On voulait aussi qu'ils aient une idée de notre style de vie, précise Vincent Doucet, principal porteur du projet avec son alter ego massaï Samuel Sekerot Ole Mpetti. C'est ce que j'appelle de l'ethnologie inversée.»

Fosse «écolo». Après la visite du musée du quai Branly et la traite des vaches bretonnes («des rivières à lait»), les trois éleveurs sont retournés dans leur pays, où l'on met la dernière main au village qui accueillera en octobre les premiers écotouristes de Terra Natura. Une demi-douzaine de maisons traditionnelles en branchage croisé, terre et bouse de vache séchées, mais avec sanitaires confortables alimentés à l'énergie solaire et une fosse sceptique «écolo». Le premier village du genre au Kenya, assure Vincent Doucet : «On est loin des clichés d'un tourisme de masse en quête d'exotisme. Il ne s'agit pas de faire un coup, mais de créer un modèle économique viable et transposable à d'autres populations à partir d'un tourisme responsable, solidaire et en pleine harmonie avec la nature et l'environnement.»

Pas question en effet ici de safaris spectaculaires dans la brousse à bord d'énormes 4x4. Intitulé «Je serai un Maasaï» (1), le projet propose un séjour d'une semaine au plus près de la nature et du mode de vie indigène. Et c'est à pied que les écotouristes partiront dans la savane sur la trace des gnous, zèbres, gazelles et autres grands fauves de la région. A leur tour, ils pourront aussi garder et traire les vaches en pays massaï.

En retour, environ 50 % du coût global du séjour (entre 1 500 et 2 000 euros tout compris) seront consacrés à l'aide au développement : scolarisation, réhabilitation d'habitats, irrigation, programmes de préservation de la faune et de la flore, etc. Rien n'a été laissé au hasard. «La plantation d'arbres fruitiers est prévue pour compenser les émissions de CO2 des 4x4 nécessaires pour rejoindre le village, indique Vincent Doucet. Et nous n'utiliserons pas de charters, seulement des vols réguliers qui, de toute façon, assureraient la liaison.»

«L'autre». L'entreprenant et optimiste Breton, qui parle de «tourisme initiatique», a trouvé la compagnie aérienne Swiss et un tour-opérateur pour jouer le jeu : le tourisme éthique, c'est l'avenir. «On est arrivés au bout d'un système, estime-t-il. Les gens commencent à prendre conscience de certaines valeurs, qu'il y a des façons de voyager différentes et que le vrai luxe n'est pas dans la chambre d'hôtel super moderne mais dans la rencontre de l'autre.» La rencontre des Massaïs venus en France a déjà été un franc succès («tout le monde était sous le charme», relève Vincent Doucet). Il n'y a plus qu'à souhaiter que l'inverse soit vrai.

(1) Orthographe originelle du mot, qui signifie «celui qui parle le Maa».

Pierre-Henri Allain


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